dimanche 12 novembre 2017

LICENCIEMENTS ABUSIFS : Le gouvernement complice du patronat

À la plus grande satisfaction du Medef, le gouvernement n’a pas perdu de temps pour mettre en musique les ordonnances qui visent à modifier le Code du Travail, alors que ces dernières ne sont pas ratifiées par le Parlement.
Via la plateforme service-public.fr, le gouvernement a mis en ligne un simulateur sur les indemnités prud’homales qui devraient être versées par une entreprise en cas de licenciement abusif. En deux « clics » (taille de l’entreprise, ancienneté du salarié), l’employeur peut connaître la fourchette (le plancher et le plafond) des montants qu’il devra verser.
Voilà une belle utilisation du numérique aux fins non de progrès mais de régression sociale !
Pour ceux, de moins en moins nombreux, qui en doutaient encore, la mise en service d’un tel outil démontre que les ordonnances Macron/Medef n’ont pas pour finalité de permettre l’accès à l’emploi durable mais bien de précariser davantage les salariés. Ce, pour le plus grand profit des actionnaires dont l’optimisation financière est la seule considération et priorité.
Preuve est ainsi faite que le contournement du juge pour fixer le montant à réparation d’une rupture abusive du contrat de travail ne vise qu’à faciliter le licenciement, favorisant de fait les licenciements.
Loin d’être reconnu comme partie intégrante d’un collectif de travail créateur de richesse, le salarié est réduit à un simple coût. Le marché du travail n’a jamais aussi bien porté son nom renvoyant à des heures sombres de l’histoire du monde ouvrier, avec un droit à licencier en toute impunité.
La CGT demande le retrait de cet outil de propagande et d’incitation à une pratique illégale et frauduleuse : le licenciement abusif d’un-e salarié-e qui ouvre la porte à tous les abus et dérives possibles.
Elle invite l’ensemble des salariés à faire entendre leur voix en prenant part, par la grève et dans les manifestations, à la journée interprofessionnelle unitaire de mobilisation du 16 novembre contre les ordonnances Macron/Medef et la casse de notre modèle social.
Montreuil, le 8 novembre 2017

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