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dimanche 26 avril 2020

1er Mai : Le jour d'après je veux quoi ?

Alors que le monde entier fait face à la pandémie, ce 1er Mai sera plus que jamais la journée internationale de luttes des travailleuses et travailleurs.
Depuis le début de la crise sanitaire, des millions de personnes sont confinées. De nombreux pays vivent grâce aux oublié·e·s, aux invisibles de nos sociétés, qui continuent à travailler, le plus souvent au risque de leur propre vie.
Les paroles de reconnaissance des gouvernements n’ont pas été suivies d’actes forts. Les mots sont évidemment insuffisants pour exprimer notre colère et notre détermination à faire changer les choses.

Nous porterons ce 1er Mai 2020, bien que confiné·e·s, les revendications qui sont plus que jamais d’actualité.

Sacrifier la santé des travailleur·se·s n’est pas admissible

La santé, la sécurité, le droit de retrait, de grève, le droit syndical doivent être respectés !

Sacrifier les droits des travailleur·se·s sur l’autel de l’économie n’est pas tolérable et ne pourra continuer quelle que soit la situation

Ce n’est pas une prime donnée au bon vouloir du patron ou de l’employeur public, une aide ponctuelle aux plus modestes qui suffiront aux travailleur·se·s : ce sont de vraies revalorisations salariales du Smic et des salaires, en particulier dans les conventions collectives où ils sont les plus bas, tout comme dans la Fonction publique !

Sacrifier les plus précaires d’entre nous n’est pas admissible dans une société d’égalité et de solidarité

Vacataires, intérimaires, intermittent·e·s, services civiques, la précarisation des travailleur·se·s s’est multipliée ces dernières années et la situation des chômeur·se·s et étudiant·e·s a été dégradée, tout comme celle des sans-papiers aujourd’hui ignoré·e·s sur le plan sanitaire comme social.

Même confiné·e·s, manifestons toutes et tous le 1er Mai

 

✔️ Prenez-vous en photo avec une pancarte et partagez-là :

  • commencez votre message par : « Le jour d'après je veux » et faites entendre vos revendications !
  • partagez vos photos, directement sur les réseaux sociaux en utilisant #1maicgt ;
  • vous pouvez également nous les adresser sur l’adresse mail photos- luttes@cgt.fr de façon à ce que la communication confédérale puisse les partager.
Slogan✔️ Jusqu'au 1er Mai, vous recevrez notre affiche via la presse quotidienne régionale : découpez-là et affichez fièrement vos couleurs à vos fenêtres ou sur le balcon !
Affiche 1er Mai
Le 1er Mai, soyons visibles, solidaires, déterminé·e·s. Nous ne paierons pas la crise générée par des choix politiques d’un système capitaliste mortifère.
Transformons le monde de demain en un monde vivable, de justice sociale, écologiste et féministe !

Crise sanitaire : la double peine des précaires

Une crise sociale de grande ampleur se profile, alors que l’économie tourne au ralenti depuis le début de la crise sanitaire liée à l’épidémie du Covid-19. Pour les travailleurs pauvres, les précaires, les étudiants et les travailleurs sans papiers ou non déclarés, la crise sanitaire est une double peine.
La France compte plus de deux millions de travailleurs pauvres, tandis que neuf illions de Français vivent sous le seuil de pauvreté (moins de 1 050 euros par mois), d’après les derniers chiffres de l’Insee.
Pour ces personnes, la crise sanitaire fait l’effet d’une double peine. Fermetures des restaurants universitaires, absence de petits boulots, bourses insuffisantes… les étudiants, déjà durement touchés par la pauvreté et la précarité (20,8 % des « élèves et étudiants » se situent sous le seuil de pauvreté selon les chiffres de l’Insee), voient leur situation se dégrader. Fin mars, le ministère de l’Enseignement supérieur a débloqué 10 millions d’euros pour venir en aide aux étudiants en situation de précarité.
Le gouvernement vient par ailleurs de débloquer une aide pour 4 millions de familles en grande précarité. Cette aide atteindra 150 € par ménage, plus un bonus de 100 € par enfant pour les allocataires du RSA et de l’ASS. Pour les familles bénéficiaires des aides au logement, elle s'élèvera à 100 € par enfant.

Les plus précaires comptent aussi parmi les plus mobilisés dans la lutte contre le Covid-19

Parmi eux, on retrouve un nombre considérable de femmes, majoritaires dans les métiers liés aux soins et dans la grande distribution : selon l'Observatoire des inégalités, 97 % des aides à domicile sont ainsi des femmes, tout comme 90 % des aides-soignants, 87,7 % des infirmiers et sages-femmes et 73,5 % des vendeurs.
Celles-ci sont par ailleurs très souvent sous-rémunérées, travaillent à temps partiel et avec des contrats courts. Notre organisation, dans une lettre adressée le 7 avril au président de la République, a demandé la hausse immédiate du Smic. La CGT revendique une augmentation de 20 % du Smic, soit 1 800 € brut par mois.

Travailleurs ubérisés et sans papiers comptent aussi parmi les plus mobilisés

« Les travailleuses et travailleurs sans papiers sont en première ligne, comme les autres travailleurs précaires. Vulnérables parce qu'ils sont dépourvus d'autorisation de travail, ils sont, bien souvent, démunis des tenues et matériel nécessaires, pour les protéger et préserver leur santé. Ils risquent d'être expulsés de notre territoire, alors qu'ils participent avec les autres salariés à le faire vivre. Ils font partie intégrante de ce salariat qui permet la continuité des activités indispensables à notre vie à tous : le ramassage et le tri des déchets, la sécurité, la manutention, la mise en rayon dans les supermarchés, le nettoyage, l'aide à la personne, l'agriculture, etc. », souligne notre organisation.
En tant qu'intérimaires, ils et elles continuent à préparer « les commandes pour les grands groupes de logistique, à livrer des repas via les plateformes et voient leur vie, leur santé mises en danger pour des activités non essentielles à notre pays, dans cette période d'épidémie ». La CGT revendique la régularisation des travailleurs sans papiers.

La CGT demande aussi des mesures concrètes pour les privés d’emploi

D’après les chiffres publiés par la Dares (Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques), Pôle emploi a enregistré 500 000 inscriptions pour le mois de mars, tandis que les plateformes de recherche d’emploi ont vu le nombre d’offres d’emploi baisser de 40 %.
Pour le Comité national CGT des travailleurs privés d'emploi et précaires, « cette explosion des inscriptions à Pôle emploi cumulée avec la forte baisse des offres d’emploi – qui comportent encore vraisemblablement des offres illégales mensongères et frauduleuses – prouve que les travailleurs privés d’emploi et précaires sont les premières victimes de l’impact du Covid-19 sur l’économie ! Plus que jamais, il faut geler le décompte des jours indemnisés, arrêter les radiations et le contrôle de la recherche d’emploi et indemniser 100 % des privés d’emploi ».
L’OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques) estime de son côté que 460 000 personnes vont se retrouver sans emploi à l’issue du confinement. Parmi elles, environ 180 000 personnes en contrat court, et 288 000 personnes qui étaient en période d’essai. Un certain nombre risque de se retrouver sans ressources, la réforme de l’Assurance-chômage ayant durci les conditions d’accès.
Depuis le 1er novembre, il faut avoir travaillé six mois minimum pour ouvrir des droits.
Combien de saisonniers, qui ont vu leur saison amputée, vont se retrouver dans l’impossibilité d’ouvrir des droits ? La CGT revendique plus que jamais l’annulation de cette réforme.

Crises sanitaire et sociale : l’urgence du ministère du Travail est de museler les inspecteurs

Les inspecteurs sont muselés ! L'intersyndicale de l'inspection du travail – avec la CGT, la FSU, la CNT et Sud – organisait une conférence de presse le jeudi 16 avril pour dénoncer les atteintes à l'exercice de leur fonction par leur hiérarchie.
La conférence était convoquée le jeudi après-midi par tous les syndicats de l'Inspection du travail, en ligne évidemment, confinement oblige… Chacun leur tour, les représentants des différentes organisations syndicales ont pointé un fait : le ministère du Travail organise la sape du travail de ses inspecteurs.

Des pressions sur les agents

La CGT, la FSU, la CNT, Sud, pointent du doigt le ministère du Travail qui a enjoint la Direction générale du travail (DGT) à faire entrave aux missions des inspecteurs, pire à faire « comme si l'Inspection du travail entière était débranchée, voire détournée à d'autres fins que celle de protéger les travailleurs » selon les mots de Julien Boeldieu, secrétaire général de la CGT du ministère du Travail.
Dans la Marne, un agent a été informé de sa future mise à pied par texto, parce qu'il a entamé une action à l'encontre d'une entreprise contre l'avis de la hiérarchie. « Lors de l'entretien, il lui a été demandé de cesser ses démarches », ailleurs, c'est un employeur qui « demande des nouvelles de la procédure disciplinaire lancée contre un agent. C'est inédit ! » tonne Gille Courc de la CNT Travail et Affaires sociales.
Sans compter que les moyens professionnels sont aussi touchés : la messagerie filtre les mails envoyés qui contiennent certains mots citant la convention de l'OIT. Après différentes remontées de pertes de courriers, les responsables syndicaux ont dû tester par eux-mêmes l'envoi et la réception de mails avec les mots qu'ils pensaient filtrés pour vérifier que c'était bien le cas…

La convention 81 de l'OIT violée par la France

La première préoccupation du ministère du Travail semble donc être celle de la reprise de l'activité économique plutôt que la sécurité des salariés présents dans les entreprises, en pleine crise du coronavirus. Notamment par le fait que les inspecteurs sont fliqués !
La DGT leur impose de demander l'aval de leur hiérarchie avant tout contrôle et un droit de veto a été instauré. « Le ministère peut interdire aux agents de faire des contrôles, or la Convention 81 de l'OIT garantit la liberté des agents », s'indigne J. Boeldieu. Les modalités d'intervention sont limitées, les hiérarchies demandant expressément à ne pas lancer de procédures.

L'intersyndicale a déjà déposé plainte

Une plainte a d'ailleurs été transmise au directeur général de l'Organisation internationale du Travail et au conseil d'administration du Bureau international du travail (BIT).
Les syndicats ont donc tous cosigné une lettre qui relève tous les problèmes soulevés par les notes que la DGT a transmises depuis le début de l'épidémie de coronavirus. Ils pointent notamment que les nouvelles directives éclipsent « la mission essentielle, primordiale et fondamentale » de protéger les salariés. Et sa volonté de prioriser d'autres missions « au détriment de la mission de protection des travailleurs, est contraire aux dispositions susvisées et est par conséquent illégale. »
Les syndicats reviennent aussi sur les restrictions illégales contre les latitudes des inspecteurs que la convention de l’OIT leur assure pourtant et sur leurs moyens dans l'exercice de leurs missions.

Aucun moyen pour l'Inspection du Travail

Quant à aux moyens de protection, des masques, pour ceux-là mêmes qui doivent contrôler leur disponibilité pour les salariés, les syndicalistes s'esclaffent : « L'inspection du travail est démunie pour aller inspecter les entreprises. Il n'y a pas de masques disponibles à l'Inspection du travail. Pas dans toutes les régions, et certains sont même périmés ».
« C'est un problème de crédibilité que de contrôler sans masque et d'expliquer ensuite à un employeur de protéger et faire protéger ses salariés. » se désole Yann Dufour, de la CGT. Un problème qui s'additionne à la demande d'autorisation du contrôle pour avoir accès à d'éventuels masques. Et qui vient contraindre encore davantage le travail des agents.

Les inspecteurs transformés en « relais des consignes du gouvernement »

Les Direccte écrivent aux agents de contrôle que leur mission c'est d'« aider les entreprises et les accompagner dans leur reprise d'activité. »
Cités dans le texte par les intervenants, des fiches pratiques — éditées par le ministère — qui enrôlent les inspecteurs comme des aides des employeurs, au service des entreprises davantage là « pour donner des informations utiles à la bonne marche de l'économie », selon Julien Boeldieu.
Mais ces fiches « n'ont aucune valeur normative. On ne remplace pas le Code civil ou pénal par un guide diffusé par le ministère de la Justice ! » pour Camille Planchenault de Sud Travail qui précise que ces fiches prennent de sérieuses libertés avec le droit du travail.

Lire l'article sur le site de la NVO

Chroniques du coronavirus : rentrée des classes le 11 mai, une décision hors sol ?

Emmanuel Macron a annoncé une réouverture progressive des écoles dès le 11 mai, lors de son allocution du 13 avril. Une décision qui inquiète le personnel de l'éducation nationale. En effet, rien ne prouve que les conditions sanitaires seront réunies pour garantir une reprise des cours en toute sécurité.
En annonçant une reprise des classes le 11 mai pour les élèves du primaire et du secondaire — les élèves du supérieur reprendront quant à eux le chemin de l'université en septembre —, le Président a suscité une vive inquiétude dans la communauté enseignante. En effet, les premières annonces semblent encore peu concrètes et très éloignées des capacités matérielles de l'État.

La sécurité sanitaire doit être une priorité

« Le ministre (Jean-Michel Blanquer) a reçu les organisations, il nous a dit : “nous devons reprendre le 11, j'écoute vos propositions”. Ils n'ont pas de plan… Il y a un reversement des responsabilités vraiment inique », estime Marie Buisson, secrétaire générale de la Ferc-CGT, selon qui « personne n'est fondamentalement opposé à reprendre ».
Nombre d'enseignants ont en effet conscience que le report de la rentrée à septembre creuserait encore les inégalités, il n'en demeure pas moins que la sécurité sanitaire doit être une priorité : « La rentrée doit être repoussée tant que les conditions sanitaires ne sont pas garanties. On ne veut pas être l'outil de relance de l'économie, au détriment de la santé de tous et toutes. Notre mission, c'est d'enseigner, pas de faire garderie. C'est de nouveau une négation de notre mission. Il y a en plus un chantage insupportable. On nous dit : “les élèves les plus fragiles vont être les plus pénalisés par un report de la rentrée”, alors que ce sont justement ces élèves qui étaient les premières victimes des dernières réformes. Et soudain, ils se préoccupent de ces gamins ! ».

Aucune garantie

Pour l'heure, rien ne garantit que l'Éducation nationale et les collectivités territoriales seront en capacité d'avoir d'ici un mois à disposition des stocks suffisants de matériel de protection et de tests pour équiper les établissements et garantir la santé de tous et toutes alors même que les besoins actuels ne sont ni garantis, ni couverts dans les centres hospitaliers, les Ehpad (établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) ou pour toute autre profession travaillant encore actuellement.
Dans un communiqué, la CGT Éduc'action alerte : comment imaginer que les équipes pédagogiques seront en capacité d'aménager des espaces d'étude alors même que les classes sont déjà trop petites ou surchargées ? Comment imaginer que des élèves après deux mois de confinement, seront en capacité de respecter de façon maximale les mesures de distanciation sociale ?
« 40 % des établissements sont sous-dotés en points d'eau, dans certains établissements les conditions d'hygiène ne sont pas assurées, même hors crise sanitaire, les classes sont surchargées (30 à 35 élèves par classe au lycée, ndr). Nos revendications demeurent les mêmes qu'avant : moins d'effectifs par classe, le recrutement de plusieurs dizaines de milliers d'enseignants, une médecine scolaire et une médecine du travail à la hauteur des besoins de l'éducation nationale », expose Marie Buisson.

Des mesures indispensables

Pour envisager une reprise, la CGT Éduc’action exige un certain nombre de mesures : des tests (du virus et de l'immunité) généralisés pour élèves et adultes, des effectifs permettant de maintenir partout plus d'un mètre de distance entre chacun et chacune (en classe, dans la cour, les transports…), des masques renouvelés toutes les 4 h, du savon et du gel, des sanitaires propres, ainsi que des objectifs pédagogiques pour la reprise.

Voir plus d'articles de la NVO 

mercredi 15 avril 2020

Déconfinement le 11 mai : pas de protection, pas de travail !

Alors que le bilan de l'épidémie du Covid-19 dépasse désormais les 15 000 morts en France, Emmanuel Macron a annoncé lundi un début de déconfinement à partir du 11 mai, accompagné d’une réouverture des écoles, collèges, lycées ainsi que des crèches et, ce, contrairement à l'avis des professionnels de santé.
La réalité de l'intervention présidentielle, c'est aussi, le refus d'un dépistage systématique et massif, et l'aveu, avec un seul masque « grand public » disponible le 11 mai, qu’il n'y aura toujours pas suffisamment de protection pour toutes et tous.
Les annonces ont de quoi surprendre et décevoir les corps médicaux et scientifiques qui ont compétence pour parler des modalités de déconfinement ; rien de prévu sur : le retour à un fonctionnement régulier des services hospitaliers, la disponibilité des gels hydroalcooliques et des masques à l’usage des personnels soignants et étendus à l’ensemble des salarié.e.s et de la population, la généralisation des tests, ainsi qu'un système de surveillance épidémiologique opérationnel.
Derrière le masque de la compassion et de l'humilité, Emmanuel Macron a confirmé son choix : celui de la santé financière des entreprises et de l’économie, notamment des plus grands groupes bien avant la santé des salarié.e.s et de la population. Les profits du CAC 40 et les dividendes versés aux actionnaires ne sont toujours pas utilisés pour la solidarité nationale et la sortie de crise sanitaire.
Vous ne pourrez pas aller au restaurant mais les cantines des entreprises et des écoles seront ouvertes ! Pas de rassemblements sociaux mais regrouper 30 élèves dans une classe sans distanciation possible, ce n'est pas un problème pour le Président concernant 12,5 millions d'élèves et 1 200 000 personnels dans l’Éducation nationale.
« Reprenez le boulot », alors qu’une grande partie des carnets de commandes s’effondre. Décidément, le Medef et le gouvernement restent campés sur leur position et refusent de tirer les enseignements de la période pour aujourd'hui et demain.
La récente décision du tribunal de Nanterre obligeant la plateforme Amazon à se limiter à la livraison de produits essentiels démontre, pourtant, que la santé doit primer sur le profit.
La CGT réitère sa demande initiale d'une déclaration d'état de catastrophe sanitaire, afin de faire jouer la solidarité financière des groupes d'assurance qui doit aller au-delà d’un abondement symbolique du fonds de solidarité nationale et profiter à tous les salarié.e.s, TPE et artisans.
La CGT exige l'indemnisation de l'activité partielle à hauteur de 100% du salaire, le retrait des dispositions régressives de la réforme de l'assurance chômage (seuil de déclenchement des droits, dégressivité de l'indemnisation, etc.) et la prolongation des droits à l'assurance-chômage au-delà du confinement ; ne serait-ce qu'au regard des nombreuses professions qui ne pourront reprendre dans les activités de loisirs, du tourisme, du spectacle, etc. et de l'état de la situation de l'emploi au sortir de la crise sanitaire.
Montreuil, le 15 avril 2020