L'Union Locale sur le ouèbe


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dimanche 28 avril 2019

1er mai à Cherbourg


CONCLUSIONS DU GRAND DÉBAT : ON NE CHANGE RIEN

Les annonces du président de la République confirment la mise en place de mesures qui ne sont pas à la hauteur des exigences portées par les différents mouvements sociaux qui secouent le pays ces derniers mois. Dans la panique générale, il avait lancé l’opération Grand Débat cherchant à neutraliser voire réprimer  les résistances aux orientations politiques engagées et à échapper aux revendications portées par de nombreux Français sur les ronds-points comme dans les entreprises, les établissements...
Les annonces du président de la République confirment la mise en place de mesures qui ne sont pas à la hauteur des exigences portées par les différents mouvements sociaux qui secouent le pays ces derniers mois.
Dans la panique générale, il avait lancé l’opération Grand Débat cherchant à neutraliser voire réprimer  les résistances aux orientations politiques engagées et à échapper aux revendications portées par de nombreux Français sur les ronds-points comme dans les entreprises, les établissements.
Ce grand débat, organisé officiellement pour écouter les Français, s’est transformé en un faux débat, en une campagne électorale Macronienne cadenassée.
L’empressement à baliser cet exercice, soi-disant démocratique, débouche sur ce résultat : un contraste, un gouffre immense entre les conclusions et les attentes, les aspirations, les revendications des Français et des travailleurs. Un mépris pour leurs galères quotidiennes, alors qu’ils ne demandent qu’un avenir meilleur pour eux et leurs enfants.
Les tergiversations gouvernementales aboutissent à des décisions qui ne  changent  aucunement le cap des politiques menées depuis le début du mandat présidentiel.
Il exonère une nouvelle fois le patronat, les plus fortunés et ne met aucunement à contribution le capital pour répondre aux fractures sociales et territoriales.
Plusieurs annonces cosmétiques ou « symboliques » ne changeront en rien la vie de nos concitoyens sur le long terme, d’autres sont loin de rattraper la perte de pouvoir d’achat subie depuis des décennies par une grande partie de la population. Les décisions sur les services publics relèvent de la supercherie au regard des réformes passées, imposées ou celles en préparation dans ces secteurs, toutes aussi nocives les unes après les autres. Enfin, les quelques mesures fiscales proposées ouvrent très modestement un débat qu’il faudrait engager en profondeur sur la fiscalité et évitent surtout de rétablir l’ISF, de mettre à contribution les détenteurs de capitaux, encore moins les actionnaires du CAC40.
Le summum de l’hypocrisie est atteint sur la question des retraites. Vouloir instaurer la retraite par points c’est, de fait, diminuer le niveau des pensions et obliger les travailleurs à partir après l’âge légal pour échapper à une décote.
Quant à « l’art d’être français » et à la teneur inquiétante des propos sur l’immigration et l’identité nationale, la CGT dénonce un discours nauséabond renouant avec une période très sombre de notre histoire. Ces propos ne peuvent que fractionner la société.
Nous avions donc raison : la tenue du Grand débat a oscillé, entre frustrations, rancœurs et enfumage.
Il s’agit donc toujours de répondre en urgence aux enjeux économiques, sociaux  et écologiques de la période.
Les conclusions génèrent à la fois colère, indignation
et appellent nécessairement à des mobilisations pour modifier profondément les orientations politiques actuelles, ouvrir d’autres perspectives et réduire les inégalités sociales et territoriales de notre pays, que les propositions risquent au contraire d’aggraver.
Les salariés, retraités, privés d’emploi, les  travailleurs en général ne peuvent se contenter des annonces de ce soir et devront se mobiliser pour gagner une autre répartition des richesses, seule solution pour entrevoir des horizons meilleurs :
•    l’amélioration du pouvoir d’achat, en particulier, par la revalorisation du Smic, des salaires, des pensions de retraite et des minima sociaux ;
•    la relance des dynamiques budgétaires pour développer l’emploi, des investissements sur l’ensemble du territoire ;
•    la modernisation et le développement des services publics attaqués encore récemment par une réforme rétrograde de la Fonction publique.
Nous appelons à la mobilisation, le plus largement possible, dans les entreprises, les établissements, dans les localités, le 1er-Mai puis le 9 mai pour gagner des avancées contribuant au progrès social.
Montreuil, le 25 avril 2019
Télécharger le communiqué

Grand débat : des mesures qui ne sont pas à la hauteur des enjeux

Les annonces du président de la République confirment la mise en place de mesures qui ne sont pas à la hauteur des exigences portées par les différents mouvements sociaux qui secouent le pays ces derniers mois.
Les conclusions du grand débat génèrent à la fois colère, indignation et appellent nécessairement à des mobilisations pour modifier profondément les orientations politiques actuelles, ouvrir d’autres perspectives et réduire les inégalités sociales et territoriales de notre pays, que les propositions risquent au contraire d’aggraver.

Une nouvelle fois, le patronat, les plus fortunés sont exonérés et le capital n'est aucunement mis à contribution pour répondre aux fractures sociales et territoriales.

Quant à « l’art d’être français » et à la teneur inquiétante des propos sur l’immigration et l’identité nationale, la CGT dénonce un discours nauséabond renouant avec une période très sombre de notre histoire. Ces propos ne peuvent que fractionner la société.

Les salariés, retraités, privés d’emploi, les  travailleurs en général ne peuvent se contenter des annonces de ce soir et devront se mobiliser pour gagner une autre répartition des richesses, seule solution pour entrevoir des horizons meilleurs :

•    l’amélioration du pouvoir d’achat, en particulier, par la revalorisation du Smic, des salaires, des pensions de retraite et des minima sociaux ;
•    la relance des dynamiques budgétaires pour développer l’emploi, des investissements sur l’ensemble du territoire ;
•    la modernisation et le développement des services publics attaqués encore récemment par une réforme rétrograde de la Fonction publique.
Nous appelons à la mobilisation, le plus largement possible, dans les entreprises, les établissements, dans les localités, le 1er-Mai puis le 9 mai pour gagner des avancées contribuant au progrès social.
Lire le communiqué de presse

jeudi 21 mars 2019

Mobilisation du 19 mars : fin du grand débat, maintenant il faut répondre aux exigences sociales !

Le succès de la mobilisation du 19 mars 2019, qui a rassemblé plus de 350 000 manifestants dans toute la France, illustre la détermination des travailleurs, retraités, privés d’emploi à faire entendre leur voix et leurs revendications pour pouvoir vivre dignement. 
 
 
Alors que le patronat et le gouvernement font mine d’ignorer la juste colère qui s’exprime en ne répondant que par le mépris, la répression ou la restriction des libertés, le succès de la mobilisation – à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL – qui a rassemblé plus de 350 000 manifestants dans toute la France démontre bel et bien la détermination des salariés, retraités, privés d’emploi à faire entendre leurs voix et leurs revendications. Dans les nombreux cortèges présents dans les rues, ce 19 mars 2019, émanait une soif de démocratie et de progrès social.

19 mars 2019
Les retraités étaient bel et bien mobilisés contre l’austérité en ce 19 mars. Retour de l’indexation des pensions sur les salaires, suppression de la hausse de la CSG, maintien des pensions de reversions, ces derniers ont également exprimé leur solidarité vis-à-vis de leurs enfants et petits-enfants, en condamnant les violences policières. Dans un mouvement intergénérationnel, les retraités ont partagé les inquiétudes de la jeunesse quant aux projets du gouvernement : de l’accès à l’enseignement supérieur aux gels des prestations. Opposés à la transformation de nos régimes de retraite par répartition, solidaires et intergénérationnels en régime par points, ils exigeaient dans les rues l’annulation du projet Delevoye. Catherine Perret, dirigeante de la CGT a, à cette occasion, réagi aux propos d'Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé sur le recul de l'âge de la retraite.




19 mars 2019 revalorisation pensions
Contre la « loi pour la confiance », les enseignants ont dit « non » aux 25 articles de la loi balayant tout le système éducatif promu par Blanquer. Tout le corps enseignant, comme la CGT, dénonce cette loi ainsi que le projet de réforme de la fonction publique, qui a pour objectif principal et commun de
faire exploser le cadre global de l’Éducation nationale et du bien commun à partager.

école de la confianssss
Cette loi est guidée par une idéologie libérale à tous les étages : un école pour les élites empreinte de tri social, de sélection, d’autoritarisme, de concurrence. Contre la mutualisation des moyens matériels et humains, qui ne vise que la suppression de 120 000 postes (CAP 2022), la CGT exige une école émancipatrice, égalitaire et qualifiante !

point d'indice
Les agents de la RATP ont une nouvelle fois exprimé leur opposition à l’égard du projet d’ouverture à la concurrence qui sera réalisé à compter du 1er janvier 2025. Ils dénoncent cette étape vers la privatisation à terme de l’entreprise et la casse du service public du transport urbain en Île-de-France.

19 mars 2019 ratp
Les travailleurs de la métallurgie étaient là pour clamer haut et fort leurs exigences de projets alternatifs pour bâtir notre avenir industriel. Pour la CGT métallurgie, nos industries ont de l’avenir : elles sont au cœur des enjeux pour répondre aux besoins stratégiques en matière d’énergie ou de transports. La construction d’alternative et de projets industriels qui protègent l’environnement et la santé au travail, pérennisant l’emploi et le développement des territoires.

19 mars 2019 santé
Le secteur de la santé était également présent dans cette mobilisation d’ampleur, fruit d’une colère légitime et d’une volonté d’être enfin entendu. Les nouvelles exonérations de cotisations sociales continuent d’affaiblir notre système de sécurité sociale. Dénonçant le reste à charge pour les malades qui ne cesse d’augmenter, la forte dégradation des conditions de travail des personnels, le développement des déserts médicaux, ainsi que les attaques incessantes contre nos services publics, ils exigent que s’ouvrent de véritables négociations qui ne se réduisent pas à des simulacres.
Ainsi, la CGT poursuit son engagement dans la construction de fortes mobilisations avec les salariés, retraités, privés d’emploi, au plus près de leurs aspirations pour obtenir la satisfaction des revendications. La lutte continue !

L’obscurantisme tue encore et partout ! / Obscurantism kills again and again everywhere !

Communiqué de la CGT 
 
L'attaque de deux mosquées à Christchurch en Nouvelle-Zélande le vendredi 15 mars par un individu se revendiquant d'extrême droite a fait 50 morts dans la communauté musulmane néo-zélandaise.
La CGT adresse en premier lieu ses sincères condoléances aux familles endeuillées et souhaite un prompt rétablissement aux blessés touchés lors de ce massacre. La CGT s’associe à la douleur de la population de Nouvelle-Zélande.
Les idées politiques et les raisons affichées qui justifient ce passage à l'acte  nous rappellent à quel point le rejet de l'autre mène à la haine, la violence, la guerre, la terreur.
La CGT qui œuvre pour la paix, la solidarité et contre le racisme continuera de combattre sans relâche les idées d'extrême droite et les organisations qui véhiculent ces idées.
Il est urgent d’aller vers une société plus progressiste et ouverte sur les cultures.
La CGT renouvelle sa solidarité à la population de Nouvelle-Zélande et fait part de sa solidarité et de sa fraternité à New-Zealand Confederation Trade Union (NZCTU) ainsi qu'à toutes et tous les travailleurs.euse.s touché.e.s directement ou indirectement par ces assassinats.

The attack on two mosques in Christchurch, New Zealand on Friday, March 15, by an individual from the Alt-right, killed 50 people in the New Zealand Muslim community.
The CGT expresses its heart-felt condolences to the bereaved families and wishes a speedy recovery to the wounded affected by this massacre. The CGT associates itself with the pain of the people of New Zealand.
The political ideas and stated reasons that justify this action remind us of the extent to which the rejection of the other leads to hatred, violence, war and terror.
The CGT, which works for peace, solidarity and against all forms of racism, will continue to fight relentlessly against extreme right-wing ideas and organisations that convey such ideas.
There is an urgent need to move towards a more progressive and culturally sensitive society.
The CGT renews its solidarity with the people of New Zealand and expresses its solidarity and fraternity to the New Zealand Confederation Trade Union (NZCTU) and to all workers directly or indirectly affected by the murders.


Montreuil, le 18 mars 2019

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