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lundi 29 septembre 2014

Petites retraites : l’UCR-CGT dénonce l’enfumage


François Thiery-Férier, secrétaire général de la CGT-Retraités, invité de France Info



Invité de France Info, le secrétaire général des retraités CGT réagit aux annonces du Premier ministre dans son discours de politique générale concernant la revalorisation des petites retraites. Ci dessous, nous reproduisons le communiqué de l’UCR-CGT

ENFUMAGE !

Le discours du Premier Ministre, en particulier sur le pouvoir d’achat des retraités, ne répond pas aux légitimes revendications des 15 millions de retraités.
Le Premier ministre propose de relever le minimum vieillesse à 800€ par mois pour une personne vivant seule, soit une augmentation de 8€, ce qui correspond à 0,26€ de plus par jour.
Deuxième mesure : une prime exceptionnelle de 40€ pour les pensions inférieures à 1 200€ par mois. De qui se moque-t-on ? Instaurer une prime, c’est créer un précédent. L’UCR-CGT revendique une revalorisation générale de tous les régimes de retraites et pensions.
Rappelons que le Premier Ministre actuel est celui qui a décidé de ne pas revaloriser l’ensemble des retraites et pensions, comme le prévoyait la Loi de 2013, au 1er octobre 2014. Il faudra attendre octobre 2015, soit 30 mois sans revalorisation générale.
Le Premier Ministre doit entendre les revendications des retraités, en particulier sur la question du pouvoir d’achat.
L’UCR-CGT revendique un rattrapage immédiat de 300€ et une augmentation générale des retraites et pensions avec effet rétroactif au 1er janvier 2014.
Pour l’UCR-CGT, il est nécessaire d’amplifier la mobilisation de l’ensemble des retraités de notre pays.
La journée du 30 septembre doit être un point d’appui pour faire aboutir nos revendications. Partout dans le pays, faisons entendre la voix et les exigences des retraités en matière de pouvoir d’achat !

Préavis de grève pour le 16 octobre 2014 (Fédération des Services Publics CGT)

Madame la Ministre,
La CGT a décidé l’organisation d’une journée nationale d’action interprofessionnelle le 16 octobre 2014, en perspective notamment de l’examen par le Parlement du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour l’année 2015, texte qui sera voté à l’automne.
Chacun participe au financement de la Sécurité sociale pour permettre à tous d’avoir des droits pour bien vivre, bien se soigner, bien travailler, bien vieillir. C’est ce qui la différencie des assurances privées et donc du chacun pour soi. D’ores et déjà, de nouveaux plans d’économie de plusieurs milliards d’euros sont annoncés dans la santé, sur la politique du médicament, la famille, la retraite, la gestion de la Sécurité sociale. Des milliers d’emplois sont menacés dans ces secteurs professionnels.
Ce ne sont pas les déclarations du Premier ministre lors de son récent discours à l’Assemblée nationale qui peuvent nous rassurer sur une bonne évolution de la situation.
Il reste sourd à l’exigence croissante d’une autre politique pour sortir le pays de la crise et poursuit les restrictions budgétaires :
- 11 milliards confirmés pour les services publics territoriaux.
- 2 milliards supplémentaires d’économies sur la Sécurité sociale.
- Rien sur l’augmentation du point d’indice des fonctionnaires.
- Une aumône pour les petites pensions de retraite : 8 € par mois.
- Poursuite de la réforme territoriale sans consultation.
Pendant ce temps, le patronat et la finance se frottent les mains, l’argent coule à flot :
- 40 milliards pour le pacte de responsabilité,
- Plus de 200 milliards d’euros d’aides et d’exonérations fiscales par an.
Réuni les 12 et 13 septembre 2014, le Comité national de la Fédération CGT des Services publics a décidé l’inscription de la Fédération dans l’action décidée par notre Confédération, en mettant l’accent sur un certain nombre d’enjeux posés dans la Fonction Publique.
Avec les personnels, la Fédération CGT des Services publics revendique :
- L’arrêt du projet de réforme territoriale et la consultation démocratique de la population.
- L’augmentation immédiate de la valeur du point d’indice, contribution indispensable à la relance de l’économie.
- L’arrêt des suppressions d’emplois, la titularisation des contrats précaires, mesures indispensables au bon fonctionnement des services publics et à leur développement.
- Une juste revalorisation des pensions et le retour à la retraite à 60 ans.
- Le maintien et le développement de la protection sociale par le financement solidaire à la hauteur des besoins de la population (assurance maladie, retraite, droits familiaux).
La Fédération CGT des Services publics dépose donc un préavis de grève de 0 à 24H pour la journée du jeudi 16 octobre 2014, préavis couvrant l’ensemble des personnels de son champ de syndicalisation.
Nous vous prions d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de nos respectueuses salutations.
Pour la Fédération CGT des Services Publics,
Baptiste TALBOT,
Secrétaire général

Préavis de grève adressé le 25 septembre 2014 à
Madame Maryline LEBRANCHU
Ministre de la Réforme de l’Etat, de la Décentralisation et de la Fonction publique
80, rue de Lille
75007 PARIS
Télécharger le préavis de grève au format PDF
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Préavis de grève 16 octobre 2014
Voir tract et pétition sur notre site

Chiffres du chômage : Un petit mieux…mais la précarité augmente

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Après des mois de hausse continue, pour la première fois depuis octobre2013 on observe une légère diminution du nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A : -0,3% soit 11 100 demandeurs d’emploi en moins. Malheureusement si on a un peu moins de demandeurs d’emploi sans aucune activité le nombre de ceux qui exercent une activité courte (moins de 78h par mois) et qui recherchent un emploi augmente de 0,8%, signe de l‘augmentation de la précarité croissante de l‘emploi.
Pas d’amélioration notable non plus pour les plus fragiles face au chômage : Le nombre de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans est quasi stable (-0,1%) et celui des plus de 50 ans augmente toujours (+0,3%). Autre signe inquiétant : l’ancienneté moyenne d’inscription continue d’augmenter atteignant maintenant 532 jours (503 en aout 2013).
La situation de ces personnes n’inquiète pas le MEDEF qui refuse d’ouvrir des négociations sur l‘insertion des jeunes ou le chômage de longue durée. Au contraire, il en profite pour faire une offensive sans précédent contre les droits des travailleurs, les milliards d’aides accordées aux entreprises ne leur suffisant pas. Les estimations de croissance publiées par l’INSEE démontrent que la politique d’austérité menée par le gouvernement ne permet pas la croissance.
D’autres solutions sont non seulement possibles mais indispensables. La situation demande aux salariés de se mobiliser lors des prochaines journées d’actions le 30 septembre avec les retraités et le 16 octobre pour défendre notre protection sociale.
Montreuil, le 24 septembre 2014

MEDEF : Des préconisations moyenâgeuses - Déclaration de Thierry Lepaon, Secrétaire général de la CGT

Et puis quoi encore !...
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La démonstration est faite. Chaque cadeau offert au patronat le pousse à en demander toujours plus.
41 milliards d’euros de cadeaux du pacte de responsabilité, 50 milliards d’économies pour les salariés, affaiblissement du droit des chômeurs, blocage du SMIC, report de la reconnaissance de la pénibilité, ne lui suffisent pas. Il en est même à vouloir supprimer deux jours fériés.
L’entreprise idéale du MEDEF et de la CGPME, c’est la suppression de la durée légale du travail, la fin du CDI, le recul de l’âge de la retraite, des salariés soumis à l’arbitraire patronal avec la fin des garanties pour tous et l’absence de voie de recours, la remise en cause du SMIC…
C’est un véritable recul social pour l’ensemble des salariés.
En passant à l’offensive, cela évite au MEDEF de rendre des comptes à l’entreprise, aux salariés et aux pouvoirs publics.
Le Président du MEDEF peine toujours à nous présenter les résultats sur les millions d’emplois créés en contre partie des 220 milliards d’aides annuelles aux entreprises.
A la veille de l’ouverture des négociations concernant le dialogue social, le patronat mène une charge lourde contre la hiérarchie des normes au travers de la remise en cause des 35 heures.
Dire que la négociation d’entreprise primerait sur la loi, c’est remettre en cause le principe des garanties sociales pour tous les salariés. Privilégier les accords d’entreprise par rapport à la loi, c’est le pot de fer contre le pot de terre. C’est la porte ouverte à la déréglementation sociale et au dumping social.
Les préconisations moyenâgeuses du MEDEF, c’est une aggravation assurée du mal travail et du manque d’efficacité des entreprises.
Inverser cette spirale demande aux salariés de réagir collectivement. Ils auront l’occasion de le faire avec la CGT le 16 octobre prochain pour défendre leur protection sociale.
Montreuil, le 24 septembre 2014