L'Union Locale sur le ouèbe


Désormais, pour suivre l'Union Locale CGT de Cherbourg, il faut se rendre sur :

jeudi 11 juin 2020

Appel unitaire pour la santé le 16 juin dans la Manche


Appel commun : Pour le droit de manifester

RELATIONS PRESSE CONFÉDÉRALES
01 55 82 82 73 / presse@cgt.fr /www.cgt.fr
INFORMATION À LA PRESSE
Appel commun
Pour le droit de manifester

Avec la décision de déconfinement, les supermarchés, les transports publics, les marchés, les parcs, les
musées, le Puy du Fou, les lieux de culte sont ouverts et les personnes autorisées à s’y rendre en respectant les distances préconisées par les mesures sanitaires.
Le droit de manifester reste interdit. Ainsi, de nombreux rassemblements et manifestations l’ont été en région parisienne et dans d’autres villes dont une manifestation de sans-papiers qui a réuni 10 000 personnes, le 30 mai, et un rassemblement contre le racisme et les violences policières de 25 000 personnes, le 2 juin.
Aujourd’hui, des sans-papiers sont poursuivis et les initiateur.trice.s des manifestations sont menacé.e.s par le Préfet de police de Paris.
Le droit de manifester est un droit fondamental. Il est garanti par l’article 10 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 et l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’Homme.
Nous exigeons du gouvernement le respect immédiat de ce droit, l’engagement à cesser toute poursuite contre les initiateur.trice.s des manifestations et les participant.e.s.
D’ores et déjà, d’autres manifestations sont annoncées et auront lieu. Le gouvernement et les préfectures se discréditeront, si elles en restent aux mesures actuelles d’interdiction et de répression. En effet, l'urgence sanitaire ne justifie en rien la confiscation de la démocratie d'autant plus lorsque des choix sociétaux sont imposés par la période.

Les signataires : Action Aid, ANV Cop 21, Alternatiba, Attac, CGT, Communauté de l’Arche non violence, Confédération paysanne, Convergences services publics, fondation Copernic, Csp75 / CISPM, Droit au logement, FSU, Gilets jaunes de Saillans, LDH, Les Amis de la Terre, Marche des Solidarités, Notre Affaire à Tous, SAF, SM, SNJ, Solidaires, Tous Migrants, UNEF
Montreuil, le 10 juin 2020

Mardi 9 juin, nouvelle mobilisation pour la santé

2ème Rdv des mardis de la colère à l'initiative de la CGT du CHPC et de l'union locale de Cherbourg.



Environ 200 personnes présentes aujourd'hui 🙏




Prochaine grande journée de mobilisation
Le mardi 16/06 à 14h30 Rdv (parvis saint clément)
Tous concernés ✊
Tous ensemble ✊
On lâche rien 💪

dimanche 7 juin 2020

Racisme et violences policières : des armes au service de politiques antisociales

Aux États-Unis, comme en France, le racisme est toujours prégnant. Nous pouvons l’identifier comme institutionnel lorsqu’il est important au niveau des différents pouvoirs.

C’est ce que dénonce la Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, déclarant que l'affaire George Floyd met en évidence les « discriminations raciales endémiques » aux États-Unis.
Fort de ce constat, comment ne pas s’insurger face aux violences policières confortées par des gouvernements autoritaires, racistes, sexistes et homophobes ? Quand, pour la énième fois, un citoyen afro-américain George Floyd se trouve victime de violences policières et d’un véritable assassinat ? Qui peut croire qu’une histoire de faux billet de 20 dollars peut coûter sa vie ? Pas grand monde c’est sûr, à part les suprémacistes racistes et les fervents soutiens de Trump, au vu des massives manifestations depuis plusieurs jours dans tous les États Nord-américains !
En France, la situation reste préoccupante. Plusieurs associations, syndicats (dont la CGT) ont ainsi publié une tribune, le 3 mai 2020, dans le journal Le Parisien, pour dénoncer « plusieurs cas de violences verbales, physiques ou symboliques exercées par des membres des forces de l'ordre à l'endroit de personnes d'origine immigrée ». Le 2 juin dernier, ce sont 20 000 manifestant.e.s à Paris et 2500 à Lille (chiffres de la police) qui ont bravé l’interdiction de manifester pour exprimer leur désir de justice, respect et égalité.
Ainsi, la CGT n’est pas seule à considérer qu’il est inacceptable que l’État et son représentant en préfecture interdisent les rassemblements, alors même que manifester est un droit fondamental qui peut s’exercer en respectant les gestes sanitaires nécessaires dans la période. La CGT est très attachée à la liberté de manifester et ne saurait accepter ces dérives autoritaires.
« Je n’arrive plus à respirer » sont les derniers mots d’Adama Traoré, mort en juillet 2016, après une interpellation violente avec plaquage ventral. Ces mots sont aussi ceux prononcés par George Floyd quelques instants avant de mourir : « Je ne peux pas respirer. » Pour Adama Traoré, une des expertises attribue l’origine de l’asphyxie au plaquage et la justice américaine vient de requalifier de meurtre la mort de George Floyd. Les deux événements sont de toute évidence de même nature. Victimes d’arrestations violentes leur ayant coûté la vie, Adama Traoré et George Floyd sont donc devenus les visages d’une même lutte contre les violences policières et le racisme.
Aussi, mardi dernier, les manifestant.es ont rappelé que les habitant.e.s des quartiers populaires subissent depuis trop longtemps des discriminations, des inégalités flagrantes dans un contexte de précarité économique et sociale qu’il est nécessaire de combattre avec vigueur.
Déjà en 2017, le Défenseur des droits soulignait, dans une enquête, que les jeunes hommes « perçus comme noirs ou arabes » ont « une probabilité 20 fois plus élevée que les autres d’être contrôlés » que l’ensemble de la population. Il est sûr que les contrôles sont le point de départ de situations qui peuvent se dégrader. Plus récemment, ce même Défenseur des droits dénonçait, dans une décision rendue le 12 mai 2020, la discrimination systémique pratiquée par la police suite à une plainte de jeunes du XIIème arrondissement de Paris.
Certains parlementaires ou, bien encore, les élus et dirigeant.e.s de l’extrême droite ne peuvent continuer à attiser la situation en proposant une loi visant à interdire la diffusion des images de policiers dans l’exercice de leurs fonctions ou en parlant sans cesse de délinquance ou de communautarisme.
Il est de la responsabilité de l’État de garantir une société sans discriminations, racisme et violences, tout comme il doit garantir la liberté d’expression et les libertés individuelles et collectives, la liberté de la presse.
Pour la CGT, comme l’indiquent ses statuts et repères revendicatifs, tous les motifs discriminatoires doivent être combattus avec la même intensité. La CGT tient à être aux côtés de toutes celles et ceux qui se battent contre toutes les injustices, toutes les violences institutionnelles et toutes les discriminations… Nous nous battrons pour l’ensemble des libertés !

Montreuil, le 5 juin 2020

Télécharger le communiqué de presse

La CGT condamne le racisme et les violences policières des deux côtés de l’Atlantique

Depuis une semaine, les États-Unis connaissent une mobilisation sans précédent contre le racisme d’État et les violences policières.

Le détonateur de cette colère sociale a été un énième assassinat lors d’une interpellation policière, celle de Georges Floyd, joueur de basket et rappeur américain de 46 ans, père de filles, dont une de six ans.
Ce drame confirme plus qu’il ne révèle, compte tenu du grand nombre de cas similaires aux États-Unis, le racisme qui gangrène la police, dans un contexte exacerbé par les tweets délétères du président Trump.
Le pays souffre de ce fait d’une atmosphère favorisant le développement d’un racisme institutionnalisé, particulièrement prégnant dans la police, qui agit désormais sans retenue depuis la fin des mesures de sanctions instituées lors de la présidence Obama.
Rappelons que la France n’est malheureusement pas épargnée, depuis de nombreuses années, par le déferlement de violences policières. Le 5 janvier 2020, Cédric Chouviat, livreur en scooter de 42 ans, père de cinq enfants, était tué par la police suite à un placage ventral au sol effectué dans des conditions analogues à celui subi par Georges Floyd aux États-Unis.
Pendant la seule période de confinement en France, du 17 mars au 11 mai, une dizaine de personnes ont perdu la vie dont deux tuées par balle par la police les 4 avril à Toulouse et 15 avril à la Courneuve et une troisième décédée lors d’un placage ventral effectué le 8 avril par la police municipale de Béziers.
En écho aux mobilisations qui émaillent, en ce moment même, le territoire des États-Unis pour protester contre cette longue suite de violences policières, en France, plus de 20 000 personnes (selon la police) se sont rassemblées devant la cité judiciaire de Paris, mardi soir, à 18H.
Aux États-Unis comme en France, la CGT s’insurge contre les violences policières. Elle assure de sa solidarité le mouvement syndical américain et les militants progressistes et humanistes, y compris dans les rangs de la police, qui manifestent en ce moment même aux États-Unis leur détestation du racisme et de ceux qui l’attisent.

Montreuil, le 5 juin 2020

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