L'Union Locale sur le ouèbe


Désormais, pour suivre l'Union Locale CGT de Cherbourg, il faut se rendre sur :

dimanche 7 juin 2020

Baisse scandaleuse des droits à l’assurance chômage

Une recherche IRES (Institut de Recherches Économiques et Sociales) démontre la baisse scandaleuse des droits à l’assurance chômage.

La CGT a soutenu cette recherche dans le cadre du partenariat avec l’IRES.
En effet, l’étude montre, de façon très précise, que les droits des personnes qui alternent petits boulots (CDD de plus en plus courts, saisonniers, intérimaires, intermittents hors spectacle...) se sont dégradés, sous l’effet de différentes conventions, notamment depuis 2011 et, surtout, s’effondrent avec la réglementation 2019 imposée par le gouvernement.
Les chercheurs en sociologie Mathieu Grégoire, Claire Vivés et Jérôme Deyris ont travaillé, pendant 2 ans, sur un « calculateur des droits » qui permet de comparer l’évolution des droits à assurance chômage depuis 1979 jusqu’aux règles édictées en 2019. Cette étude, jamais réalisée auparavant, modélise toute situation individuelle pour regarder la durée et le montant des allocations (ou leur disparition) d’une réglementation à l’autre.
Les 10 principales conventions d’assurance chômage – que la CGT n’a pas signé – et la dernière réglementation décidée, unilatéralement, par le gouvernement en 2019, sont ainsi étudiées ; ce qui complète grandement les données macro-économiques fournies par l’Unedic.
La recherche nous permet de démonter de façon implacable la communication du gouvernement qui nie ou minimise les effets catastrophiques de sa réforme pour les droits des travailleuses et travailleurs précaires alternant chômage et contrats courts.
La CGT a lancé une campagne pour exiger l’annulation de la réforme assurance chômage et obtenir de nouveaux droits, alors que les salarié.e.s en question sont doublement affectés par les nouvelles règles et la crise de l’emploi due au Covid-19. L’unité des travailleuses et travailleurs est de plus en plus large pour exiger cette abrogation.


Pour lire l’étude en ligne, rendez-vous sur : http://www.ires.fr/index.php/etudes-recherches-ouvrages/etudes-des-organisations-syndicales/item/6177-quelle-evolution-des-droits-a-l-assurance-chomage-1979-2020

Montreuil, le 4 juin 2020

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Financer le progrès social, c’est possible !

Les richesses produites en France (PIB) représentent aujourd’hui trois fois plus qu’au début des années quatre-vingt. Cependant, sans mesures fortes, la crise économique, précipitée par l’épidémie, va conduire à l’explosion du chômage et à l’appauvrissement de la population.

Pour répondre aux besoins de celle-ci, il y a un besoin vital, en toute transparence et sous le contrôle des citoyens, de mobiliser des fonds considérables, en particulier pour développer les services publics. La solution passera par une meilleure répartition des richesses ! Refonder notre système économique est crucial.

Une réforme juste, globale et cohérente de la fiscalité est absolument nécessaire :

  • baisser le taux normal de TVA et la supprimer sur les produits de première nécessité ;
  • renforcer et rendre plus progressif l’impôt sur le revenu ;
  • rétablir l’impôt de solidarité sur la fortune ;
  • affecter les moyens nécessaires à la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale – qui atteignent 100 milliards d’euros par an.

Le taux d’imposition des entreprises en constante baisse (de 50 % en 1985 à 28 % en 2020 puis 25 % en 2022) doit être :

  • relevé pour les grands groupes dans le cadre de la lutte contre l’épidémie ;
  • modulé, avec les taux d’emprunts en fonction du comportement des entreprises : modéré pour celles qui favorisent l’emploi, les salaires, l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, l’investissement, la recherche et la préservation de l’environnement,
  • pénalisant pour celles qui spéculent, licencient, précarisent et délocalisent.
  • Les aides publiques aux entreprises doivent être conditionnées aux mêmes critères sociaux et environnementaux. Il faut en finir avec toutes les aides, type CICE, versées, sans contrainte pour les employeurs.
  • Dans la période, le gouvernement doit interdire le versement de dividendes.
  • Quant aux profits financiers (324 milliards en 2018), il faut absolument les taxer au niveau national et international.
  • Une autre utilisation du crédit et de la création monétaire des banques centrales

Pour surmonter la crise et répondre aux besoins fondamentaux de la population, il va falloir développer les services publics et relancer une nouvelle politique industrielle respectueuse de l’environnement, dans le cadre d’un aménagement solidaire des territoires. Pour y parvenir, il faut utiliser autrement l’argent des banques.

La CGT propose :

  • que les crédits aux entreprises (1 100 milliards d’euros en France, 4 500 milliards dans la zone euro) servent à l’emploi, à la création de richesses dans les territoires et à la préservation de l’environnement, et non plus à la recherche de rentabilité des capitaux ;
  • que les 3 000 milliards d’euros que la Banque centrale européenne prévoit de consacrer au refinancement de ces crédits, à taux très incitatif, soient réservés aux entreprises qui poursuivent ces objectifs. En France, la Banque de France doit y veiller ;
  • la création d’un pôle financier public mettant en réseau des institutions financières exerçant des missions de service public et d’intérêt général (Caisse des dépôts et consignations, Banque publique d’investissement, Banque de France, etc.), afin de peser sur le comportement des banques privées et réorienter les centaines de milliards d’euros de l’épargne populaire vers des investissements dans les services publics, le logement ou l’industrie. Sous contrôle public et social, ce pôle contribuerait à développer les services publics à une échelle inédite.

Enfin, plutôt qu’augmenter de 1 050 milliards d’ici à la fin de l’année leur portefeuille de titres achetés sur les marchés, la Banque centrale européenne, la Banque de France et les autres banques centrales nationales de la zone euro devraient consacrer cet argent à financer, via les institutions financières publiques que sont la Caisse des dépôts et consignations et la Banque européenne d’investissements, des projets démocratiquement élaborés.

vendredi 5 juin 2020

Tout comme la santé, nos libertés ne sont pas négociables !

Communiqué intersyndical

Intersyndical
Alors que la population a consenti de façon responsable à une restriction de ses libertés, en particulier à travers le confinement, le gouvernement a poursuivi une politique répressive et liberticide se traduisant par des pratiques autoritaires et des violences policières, sans aucun lien avec la situation sanitaire mais entendant profiter de l’effet de sidération qu’elle a produit pour accélérer sa politique.
Les annonces du Premier ministre permettent de rétablir une des premières libertés, celle de circuler à l’intérieur du territoire. Mais, beaucoup de restrictions subsistent, notamment en matière de réunions et rassemblements. La liberté de manifester, quant à elle, n’est pas respectée à ce jour !
Le monde de l’avant virus avait déjà largement éborgné les libertés publiques : licenciements de syndicalistes, interdictions de manifester, violences policières voire judiciaires lors des manifestations, usages disproportionnés d’armes entraînant de nombreuses blessures, mutilations et décès …
Cela a pris une telle ampleur que des organisations internationales comme l’ONU, tout comme le défenseur des droits, ont tiré à plusieurs reprises la sonnette d’alarme sur l’état des libertés démocratiques dans notre pays !
La période récente a été marquée par la poursuite de procédures disciplinaires à l’encontre de syndicalistes, comme à la SNCF ; ou même, dans la santé, pendant la pandémie, par des entraves patronales et, parfois, policières d’exercer les droits syndicaux fondamentaux pour faire respecter les conditions sanitaires liées à la pandémie ; par l’empêchement de droits de retrait avec l’appui du ministère du travail ; par des menaces sur le droit de grève, par des mises à pied de fonctionnaires pour avoir osé dénoncer l’état sanitaire déplorable ou contrôler les conditions de travail ; par des répressions violentes dans les quartiers populaires avec, à nouveau, des morts et des blessés ; par la répression des manifestations de mouvements sociaux ; par des atteintes aux possibilités de s’exprimer publiquement aux balcons et de manifester symboliquement le 1er-Mai ; par des entraves aux libertés de circuler et une forte répression pénale des « défauts répétés d’autorisations de déplacements » ; par des arrestations de manifestant.e.s lors de rassemblements, etc. En à peine deux mois, la liste est déjà bien longue des atteintes inadmissibles aux libertés publiques et syndicales ! Et, on veut nous faire croire à une remise en question ? Dans ce contexte, l’application Stop Covid et son détournement possible à des fins de contrôle du mouvement social nous font craindre pour nos libertés.
La liberté de manifestation est une victime majeure de l’état d’urgence sanitaire sans pourtant empêcher ceux et celles qui l’ont décidé d’agir comme l’ont montré la manifestation parisienne des sans-papiers et celle contre les violences policières ces derniers jours. Il n’est pas tolérable que soient ouverts désormais musées, lieux de cultes, parcs d’attraction… et qu’un droit fondamental soit dénié.
Alors que la crise sanitaire a démontré la faillite des modèles libéraux, alors que le pouvoir tente de faire croire à un changement de ses politiques, celui-ci ne saurait se faire sans construction d’un rapport de forces et donc dans l’autoritarisme et contre la démocratie. Pour être crédible, il doit s’opérer dans l’écoute et le respect des opinions exprimées, sur les lieux de travail et dans la rue, par la population et les acteur.trice.s du mouvement social. Libertés syndicales et d’expressions publiques, liberté de manifester, tout cela doit être fermement garanti pour toutes et tous, quel que soit son lieu d’expression.
Nous voulons un monde d’après sans autoritarisme et violences policières.
Nos droits et nos libertés ne sont pas négociables.
Nous exigeons :

  • la levée de l’état d’urgence sanitaire qui ne protège pas mais qui contient des mesures liberticides et régressives ;
  • le renforcement des droits des travailleur-se.s et des libertés syndicales et publiques pour l’ensemble de la population ;
  • la garantie que toutes les mesures qui ont porté atteinte à nos libertés soient levées ;
  • l’arrêt de l’application « Stop Covid », outil de traçage inacceptable ;
  • l’arrêt du fichage des personnes ; qui ne permet pas le respect du secret médical et la confidentialité des donné,e.s personnelles ;
  • l’arrêt total de la répression pour fait syndical ;
  • l’arrêt de l’usage des méthodes ou matériels qui blessent et tuent : méthodes d’étouffement, LBD, grenades de désencerclement ;
  • l’arrêt de l’impunité des personnes en charge de missions de sécurité qui commettent des violences ;
  • l'arrêt des contrôles au faciès ;
  • la suppression de l’IGPN et son remplacement par une instance indépendante de la police.

Montreuil, le 3 juin 2020

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Améliorer la vie en changeant le travail !

Le travail est au coeur des préoccupations et des évolutions sociétales, sociales et environnementales. Sa finalité ne doit pas être la création de valeur pour l’actionnaire ou la remise en cause des missions de service public au nom de toujours plus de productivité et de rentabilité.

 Changer de cap nécessite de transformer le travail en plaçant l’humain au centre pour lui redonner du sens, maîtriser son contenu, son organisation et sa finalité. Cela commence par reconnaître celles et ceux qui le réalisent.

Pour cela, il faut :

  • reconnaître le travail par le salaire. Cela implique de revaloriser l’ensemble des grilles de classification et de salaire pour que soient prises en compte les qualifications, les certifications, l’expérience acquise et la non-discrimination entre les salariés ;
  •  appliquer la loi concernant l’égalité entre les femmes et les hommes. Cela implique de mettre en place de véritables sanctions pour les entreprises qui ne la respectent pas, et de mettre en place un plan de revalorisation des métiers à prédominance féminine. Le gouvernement doit ratifier la convention n° 189 de l’OIT : « Travail décent pour les travailleuses et travailleurs domestiques » ;
  • garantir l’égalité des droits sur les lieux de travail entre travailleurs et travailleuses quelle que soit leur nationalité, qu’ils soient détachés saisonniers, sans-papiers, et régulariser automatiquement les travailleurs sans-papiers sur simple preuve de la relation de travail ; assurer un droit d’expression dans l’entreprise afin de définir l’organisation et les conditions de travail ;
  • que l’encadrement dispose aussi d’un droit d’intervention et d’alerte pour refuser de mettre en oeuvre une consigne portant atteinte au collectif ou à l’éthique.

Le recours au télétravail, dans le cadre de la lutte contre la pandémie, est révélateur des impacts néfastes qu’il peut avoir sur les salariés s’il n’est pas encadré. Pour la CGT, il est nécessaire d’encadrer les nouvelles formes d’activité professionnelle, notamment par :

  • la négociation d’un nouvel accord national interprofessionnel et sa déclinaison dans les branches et entreprises pour encadrer la pratique du télétravail et notamment par un droit à la déconnexion et à l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, ainsi que la prise en charge des frais engagés par le salarié ;
  • la redistribution aux salariés des gains réalisés par l’entreprise par une revalorisation salariale et une amélioration des conditions de travail.

Les nouvelles technologies doivent permettre de repenser l’organisation du travail pour que celles et ceux qui réalisent l’activité se la réapproprie. Les outils numériques doivent être pensés et conçus pour permettre de gagner en autonomie, pour développer les espaces d’échanges et faciliter le soutien entre collègues, ou entre encadrants et équipes. Le management doit être fondé sur l’intelligence collective en renforçant la formation sur deux axes : la formation liée au métier et celle liée à l’utilisation des outils numériques.

Il faut préserver et améliorer la santé au travail. Pour cela, il faut que l’organisation du travail, les conditions de travail la favorisent ou ne s’y opposent pas. La médecine du travail doit pouvoir agir en prévention et dès lors que le travail devient pathogène. Ses moyens et prérogatives doivent être étendus comme ceux de l’inspection du travail. Leur indépendance à l’égard des employeurs et de l’administration doit être garantie pour assurer l’effectivité du respect du droit du travail.

mercredi 3 juin 2020

2 juin 2020 : 1er Rdv des mardis de la colère à l'appel de la CGT santé.


Rassemblement sur cherbourg en cotentin pour :
• Des moyens pour l'hôpital Public
• L'arrêt des suppressions de lits
• L'arrêt des suppression de postes de soignants
• Une revalorisation des salaires d'au moins 300 euros pour rejoindre la moyenne des salaires européens
• La titularisation des tous les emplois précaires dont les contrats sont renouvelés depuis au moins deux ans...
• Le versement de la prime promise tant dans les hôpitaux que dans les Ehpad


Rejoignez-nous mardi prochain le 9/06 à 18h
Place du théâtre
Tous concernés✊✊
Tous mobilisés✊✊