L'Union Locale sur le ouèbe


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lundi 2 avril 2018

Caisse de grève : Soutenez les grévistes (caisse nationale)!

Nombreux sont celles et ceux qui expriment leurs soutiens et leurs encouragements aux salariés en luttes et qui souhaitent participer, avec leurs moyens, à la solidarité financière mise en place par la CGT.

Les dons sont a adresser à :
Confédération générale du travail
"Solidarité CGT Luttes 2018"
Service comptabilité
263, rue de Paris
93100 Montreuil "

Vous pouvez aussi effectuer un virement en cliquant ici




 
RIB Luttes 2018
 
Au niveau de Cherbourg, il est possible également de soutenir la lutte !

Energie : La FNME décide de l’organisation de mobilisations et de grèves du 3 avril au 28 juin

Réunis le 28 mars, la FNME-CGT et les secrétaires généraux des syndicats ont décidé de la stratégie politique et revendicative pour les trois prochains mois. Il a été acté que des mobilisations et des grèves auraient lieu du 3 avril jusqu’au 28 juin avec des temps forts interprofessionnels, tel que le 19 avril, ainsi que des journées de convergence avec les cheminots et d’autres professions.
Réunis le 28 mars, la FNME-CGT et les secrétaires généraux des syndicats ont décidé de la stratégie politique et revendicative pour les trois prochains mois. Il a été décidé qu’à partir du 3 avril, la FNME-CGT et ses syndicats vont rassembler les salariés pour construire la mobilisation et travailler à la convergence des luttes. Il ne s’agit pas de construire une mobilisation de solidarité mais de gagner sur les revendications.
Ainsi, la FNME-CGT et ses syndicats demandent notamment la fin de la libéralisation du marché de l’électricité et du gaz, la structuration de chaque filière énergétique, l’organisation d’un nouveau service public de l’électricité et du gaz qui réponde à l’intérêt général, ou encore la création d’un statut de l’énergéticien pour l’ensemble des salariés qui travaillent dans le secteur énergétique.
La FNME-CGT et ses syndicats ont décidé de l’organisation de mobilisations et de grèves du 3 avril au 28 juin avec des temps forts interprofessionnels, tel que le 19 avril, ainsi que les journées de convergences avec les cheminots et d‘autres professions. Par ailleurs, la FNME-CGT organisera une conférence de presse le 18 avril pour présenter son projet travaillé avec les salariés.
Après le 19 avril, la FNME-CGT mobilisera les salariés chaque semaine en conjuguant des journées de grève et des interventions sur l’outil de travail.

Transport : Contre les grévistes, la SNCF sollicite travailleurs étrangers et cadres

La direction de la SNCF s’est illustrée en utilisant des méthodes choquantes visant à casser la grève, notamment en faisant appel à la main d’œuvre étrangère des filiales pour venir travailler sur les sites français pendant la grève. La CGT interpelle les pouvoirs publics quant à leur soutien à ces démarches scandaleuses et appelle le gouvernement à ouvrir dans les plus brefs délais des négociations sur les 8 thèmes revendicatifs identifiés par l’intersyndicale pour l’avenir du service public ferroviaire.
Plutôt que de négocier sur les revendications des cheminots afin d’éviter le conflit, la direction de la SNCF s’est tristement illustrée en utilisant des méthodes, choquantes moralement, destinées à casser la grève. En ayant recours au lock out des bâtiments de direction pour imposer aux cadres d’aller remplacer les grévistes, en appelant de la main d’œuvre étrangère des filiales pour venir travailler sur les sites français pendant la grève (des cheminots anglais de Leyton ont été sollicités pour travailler au Landy, en région parisienne), la direction use de pratiques d’un autre siècle qui ne feront pas faiblir les cheminots.
Ces méthodes, qui consistent à opposer les travailleurs entre eux, sont tant choquantes moralement que déloyales vis-à-vis des cheminots. La CGT va interpeller les pouvoirs publics sur leur soutien aux démarches scandaleuses d’une direction qui a perdu tout sens des réalités. Par ailleurs, elle appelle le gouvernement à ouvrir dans les plus brefs délais des négociations sur les 8 thèmes revendicatifs identifiés par l’intersyndicale pour l’avenir du service public ferroviaire. Tous en grève les 3 et 4 avril prochains !

Services publics : Grève le 3 avril des éboueurs et égouttiers

À partir du 3 avril prochain, l’ensemble des acteurs privés et publics de la filière « collecte et traitement des déchets » est appelé à se mettre en grève illimitée. Deux fédérations, qui travaillent ensemble sur un cahier des charges commun depuis un an, sont à la manœuvre : la CGT transport et la fédération des services publics.
« Nous sommes confiants sur le suivi de cette grève, nous étions nombreux dans la rue le 22 mars dernier », confie Baptiste Talbot, secrétaire général de la fédération des services publics. « Nous revendiquons une réduction du temps de travail eu égard à la pénibilité de nos métiers. Il faut savoir que notre espérance de vie en bonne santé est inférieure de quinze ans à celle d’un ouvrier, et que nous avons trois fois plus de chances de mourir avant 65 ans.
Nous demandons aussi la création d’un service public des déchets », détaille Stéphane Cravero, animateur du collectif filière « collecte et traitement des déchets ». Pour Guy Martre, secrétaire général de la filière « traitement des déchets nettoiement eau égouts assainissement » (FTDNEEA), « nous réclamons la retraite à 50 ans pour les métiers les plus pénibles, avec bonification, et un départ anticipé de cinq ans pour l’ensemble de la filière ». Et de rappeler que le 22 mars dernier, la filière a enregistré 47 % de grévistes.

Accord sur la formation professionnelle : La CGT ne signera pas des reculs sociaux

La négociation nationale sur la formation professionnelle s’est achevée le 22 février et un projet d’accord a été ouvert à signature. Dès le 23 février, la ministre du Travail a annoncé qu’elle n’en tiendrait pas compte !
L’analyse de ce projet d’accord fait apparaître :
• une logique d’individualisation de la formation, initiée par la création du Compte Personnel de Formation (CPF) en tant que dispositif unique ;
• une baisse d’1 milliard d’euros des obligations faites aux entreprises pour le financement de la formation professionnelle des salariés ;
• un démantèlement complet du système de financement de la formation ;
• une remise en cause de la reconnaissance des qualifications, des diplômes à travers les « blocs de compétences » ;
• une réforme de l’apprentissage qui confirme la volonté de revenir au « paiement à la tâche » et donc de baisser les salaires ;
• la disparition du Congé Individuel de Formation (CIF), seul droit à formation opposable dont disposent les salariés ;
• un Compte Personnel de Formation doté de plus d’heures mais qui restera un leurre pour la majorité des salariés ;
• un nouveau système où le salarié perd des droits « formels » transformés en droits « virtuels » et capitalisables qu’il devra compléter sur son propre budget et sur son temps personnel.
Ces choix s’inscrivent en plein dans le processus déjà engagé contre les services publics, l’éducation nationale et les organismes de formation tels l’AFPA, les GRETA et le CNAM.
Après les reculs sociaux sur le Code du travail, la réforme du baccalauréat, la sélection à l’université, etc., le patronat obtient ainsi une nouvelle régression en matière de droit à la formation professionnelle.
Cette réforme va accroître les inégalités d’accès à la formation, alors qu’un accord répondant aux enjeux d’avenir était nécessaire et possible.
Le dogmatisme du gouvernement le rend aveugle sur les enjeux de la formation professionnelle pour le monde du travail. Pour l’ensemble de ces raisons, la CGT ne signera pas cet Accord National Interprofessionnel.
Montreuil, le 23 mars 2018