L'Union Locale sur le ouèbe


Désormais, pour suivre l'Union Locale CGT de Cherbourg, il faut se rendre sur :

vendredi 24 novembre 2017

Formation professionnelle continue : Une négociation sous tensions

Le document d’orientation du gouvernement en vue de l’ouverture de la négociation interprofessionnelle sur la formation professionnelle vient de nous être communiqué.
L’importance de la formation pour préparer le futur y est affirmée. Au-delà de l’affichage, la CGT tient à réaffirmer que l’obligation de former est un enjeu majeur à la fois socialement et économiquement.
La logique gouvernementale proposée est claire. Il s’agit de mettre en permanence à disposition du patronat les compétences dont il a besoin le désengageant de ses responsabilités financières.
Ainsi, la ministre du Travail propose de donner aux seules entreprises la maîtrise des objectifs et des dispositifs de formation ainsi que de la définition des certifications.
Il s’agit de rendre l’individu seul responsable du maintien de ses qualifications et donc seul face à sa capacité à occuper un emploi et de son "employabilité".
Il s’agit de réduire les possibilités d’évolution professionnelle notamment rendues possibles par le CIF (congé individuel de formation) aux seules attentes des entreprises.
Le gouvernement propose la création d’un compte que chaque personne contribuerait à alimenter, y compris en le finançant sur ses fonds propres. La CGT refuse cette logique mortifère pour chacun et chacune et, à plus long terme également, pour le développement durable notamment économique de notre pays.
Nous avons tous besoin, au contraire, d’inverser cette logique.
Pour la CGT, vaincre le chômage de masse et gagner le plein emploi, ce n’est pas seulement porter l’effort sur la formation des demandeurs d’emplois donc, a posteriori, quand ils ont été mis à la porte des entreprises.
Faut-il rappeler que la formation n’est pas un remède miracle pour créer de l’emploi. Sans politique de relance de l’emploi, notamment industriel et des services publics, aucune insertion, reconversion, évolution professionnelle n’est réalisable pour le plus grand nombre.
Il faut une réelle Formation Tout au Long de la Vie dont chacune a la maîtrise à partir de ses réalités notamment de travail et ses besoins.
Elle doit s’appuyer sur une formation initiale et continue de qualité favorisant l’acquisition, le maintien et l’évolution d’une qualification reconnue notamment par des augmentations de salaire.
Ceci implique des financements à la hauteur des enjeux. Ils ont jusqu’ici manqué. La CGT propose d’y consacrer 10% des richesses produites. On pourra alors parler d’un réel investissement.
Montreuil, le 15 novembre 2017

dimanche 19 novembre 2017

Lancement de la concertation nationale sur l’apprentissage

La ministre du Travail lance le 10 novembre la concertation sur la réforme de l’apprentissage. Il ne s’agit pas d’une négociation mais d’une concertation dans le cadre d’une commission multipartite associant les représentants de toutes les parties prenantes en matière d’apprentissage (partenaires sociaux, chambres consulaires, régions). Cette commission doit clore ses travaux le 25 janvier 2018.
Le gouvernement déclare vouloir :
-  refonder l’apprentissage en plaçant les entreprises au cœur du nouveau système afin qu’elles proposent davantage d’offres d’apprentissage ;
-  réformer l’apprentissage afin qu’il prépare à des diplômes et des titres dans le cadre de formations adaptées qui répondent à des besoins actuels et futurs de recrutement (des entreprises) ;
-  réformer la taxe d’apprentissage et les aides à l’apprentissage pour qu’elles soient orientées vers les besoins de court et moyen termes des entreprises ;
-  privilégier la voie de l’apprentissage, en mettant en perspective la fusion du contrat d’apprentissage et du contrat de professionnalisation.
Ce qu’il faut en déduire
Ce ne sont ni les besoins des jeunes et de leurs familles, ni les besoins de l’économie nationale en termes d’élévation des niveaux de qualification qui sont mis en avant. Il s’agit clairement pour le gouvernement de :
-  satisfaire les exigences de court terme des employeurs en mettant encore plus l’apprentissage au service des entreprises ;
-  favoriser les entrées en apprentissage à tout moment et raccourcir les durées des formations pour aboutir à la reconnaissance de compétences et non plus de diplômes et titres nationaux ;
-  supplanter la formation initiale de qualité assurée par les lycées professionnels ;
-  viser l’employabilité ou privilégier l’adaptabilité à un emploi au détriment de l’acquisition d’une vraie qualification.
Pour la CGT
Le contrat d’apprentissage est une voie de formation professionnelle initiale et sa finalité n’est pas la production mais la formation.
Le contrat d’apprentissage doit viser l’accès aux diplômes et titres professionnels nationaux.
Les différentes voies d’accès à la formation professionnelle, sous statut scolaire ou par apprentissage, doivent être préservées et développées.
Les conditions de travail et de vie des apprentis doivent être améliorées par :
-  la reconnaissance d’un statut de l’apprenti :
Incluant des exigences particulières en matière de prévention des risques professionnels ;
Renforçant leurs droits tant dans le CFA que dans l’entreprise, notamment la liberté de se syndiquer.
-  la gratuité réelle de la formation pour les jeunes et leurs familles par la prise en charge du transport, de l’accès au logement ou à l’hébergement et à la restauration ;
-  le renforcement des contrôles de la qualité de la formation des apprentis, tant dans l’entreprise qu’au CFA, par l’inspection du travail et le rectorat.
De plus, pour préserver la part des apprentis de niveau IV et V par rapport à ceux du supérieur, il faut fixer la rémunération des apprentis en fonction du niveau de qualification visée et non de l’âge.
La CGT communiquera régulièrement tout au long des travaux de cette « concertation ».
Montreuil, le 10 novembre 2017

dimanche 12 novembre 2017

Tract UD pour le 16 novembre


16 Novembre - tract unitaire


LICENCIEMENTS ABUSIFS : Le gouvernement complice du patronat

À la plus grande satisfaction du Medef, le gouvernement n’a pas perdu de temps pour mettre en musique les ordonnances qui visent à modifier le Code du Travail, alors que ces dernières ne sont pas ratifiées par le Parlement.
Via la plateforme service-public.fr, le gouvernement a mis en ligne un simulateur sur les indemnités prud’homales qui devraient être versées par une entreprise en cas de licenciement abusif. En deux « clics » (taille de l’entreprise, ancienneté du salarié), l’employeur peut connaître la fourchette (le plancher et le plafond) des montants qu’il devra verser.
Voilà une belle utilisation du numérique aux fins non de progrès mais de régression sociale !
Pour ceux, de moins en moins nombreux, qui en doutaient encore, la mise en service d’un tel outil démontre que les ordonnances Macron/Medef n’ont pas pour finalité de permettre l’accès à l’emploi durable mais bien de précariser davantage les salariés. Ce, pour le plus grand profit des actionnaires dont l’optimisation financière est la seule considération et priorité.
Preuve est ainsi faite que le contournement du juge pour fixer le montant à réparation d’une rupture abusive du contrat de travail ne vise qu’à faciliter le licenciement, favorisant de fait les licenciements.
Loin d’être reconnu comme partie intégrante d’un collectif de travail créateur de richesse, le salarié est réduit à un simple coût. Le marché du travail n’a jamais aussi bien porté son nom renvoyant à des heures sombres de l’histoire du monde ouvrier, avec un droit à licencier en toute impunité.
La CGT demande le retrait de cet outil de propagande et d’incitation à une pratique illégale et frauduleuse : le licenciement abusif d’un-e salarié-e qui ouvre la porte à tous les abus et dérives possibles.
Elle invite l’ensemble des salariés à faire entendre leur voix en prenant part, par la grève et dans les manifestations, à la journée interprofessionnelle unitaire de mobilisation du 16 novembre contre les ordonnances Macron/Medef et la casse de notre modèle social.
Montreuil, le 8 novembre 2017